• Théodebert Ier est le fils de Thierry Ier roi de Reims, et de Suavegothe de Burgondie.

    En 533 il mène une campagne contre les Wisigoths en Septimanie. Il prend Rodez, Lodève, une partie du Biterrois, puis avance vers le Rhône, prend Uzès et assiège Arles.

     

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    Il devient roi de Metz en 534 à la mort de son père et doit interrompre rapidement le siège d'Arles pour faire prévaloir ses droits. Ses oncles Childebert Ier et Clotaire Ier tentent de se partager son royaume, mais les grands s’y opposent et soutiennent Théodebert, qui est finalement adopté par Childebert. Le deux hommes partent alors en guerre contre Clotaire, qui se réfugie dans une forêt. Tandis qu'il est assiégé, une tempête de grêle ravage le camp de ses ennemis, qui effrayés abandonnent le siège et concluent la paix.

    Associé à son oncle Childebert Ier Théodebert achéve la conquête du royaume des Burgondes en 534.


    En 536 les Ostrogoths, en conflit en Italie contre les Byzantins et dans l'incapacité de défendre la Provence, doivent la céder aux Francs qui essayent depuis de nombreuses années d'accéder à la mer. Au cours de l'hiver 536/537, Théodebert et son oncle Childebert venu prendre possession de leur nouvelle acquisition, président à Arles des jeux à l'antique et y font frapper des monnaies à leurs effigies.

     

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    En vertu du traité passé avec Vitigès, Théodebert envoie aux Ostrogoths une armée de 10 000 burgondes. Mais au printemps 539 il entre en Italie avec une armée de 100 000 hommes, et attaque tour à tour les Goths et les Byzantins. Vitigès étant assiégé dans Ravenne, il s’empare de la plus grande partie de la Vénétie et de la Ligurie. Il doit se retirer devant la maladie qui décime ses troupes, mais laisse un duc en Vénétie qu’il fera plus tard reconnaître par Totila. À Bologne, il ose faire frapper monnaie une monnaie d'or à son effigie, prérogative exclusivement byzantine.

    Il est tué par un bison lors d'une partie de chasse en 548. Il laisse son royaume à son fils Théodebald qu'il avait eu de Deoteria.
    Mariages et enfants

    Il épouse en premières noces vers 532-533 Deoteria, issue de l'aristocratie gallo-romaine d'Auvergne et veuve du gouverneur de Cabriera, près de Béziers. Celle-ci donne naissance à :

        Théodebald (v.534 † 555), roi d'Austrasie.

    Ayant répudié Deotaria, il prend ensuite comme épouse une princesse lombarde, Wisigardis, fille du roi Waccho. Les fiançailles avaient eu lieu en 533, mais Théodebert avait entre temps épousé Deoteria, et il n'épousa Wisigardis vers 540. Elle serait mère de :

        Berthoara, qui n'est citée que par le poète Fortunat qui la dit encore vivante en 566. Il est possible, mais sans certitude, qu'elle soit identique à la princesse franque dont Procope dit qu'elle fut demandée en mariage par le roi ostrogoth Totila vers 547-550, mais ce projet n'aboutit pas à une noces.

    Grégoire de Tours parle ensuite d'un veuvage rapide et d'un troisième mariage, mais il ne donne pas le nom de cette épouse...

     

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  • Thierry Ier, né entre 485 et 490 et mort en 534, est le fils aîné du roi des Francs Clovis. Lors du partage du royaume des Francs qui suit la mort de son père, en 511, il hérite du nord-est et de l'Auvergne, avec Reims pour capitale. Il est également appelé Théodoric.


    Gifs et compagnie, nous fait de bien beaux générateurs....

     

    De mère inconnue, on pense qu’il s’agissait d’une épouse de second rang.
    À la mort de Clovis, et selon la coutume germanique de la tanistrie, le fils aîné, c'est-à-dire Thierry, devrait recevoir le titre de roi-franc pour l'ensemble des territoires de son père. Mais étant issu d’un mariage de second rang, il ne peut prétendre régner à la place des fils de Clotilde. Cependant, les enfants issus des différents mariages sont tous égaux en matière de succession : « on appelle fils de roi ceux qui ont été procréés par des rois sans tenir compte désormais de la famille des femmes ».

    Thierry 1er


    Dans le partage de 511, bien que les sources insistent sur la caractère égalitaire des lots, en raison du droit de la mère, Thierry obtint la part du lion . Son territoire comprend l'ancienne Belgique première (avec Trèves), une partie de la Belgique seconde (avec Reims et Châlons), les deux Germanies (avec Cologne et Mayence) et, par-delà, une large ouverture sur les territoires alamans sur lesquels les Francs, depuis les campagnes de Clovis et la chute du royaume de Cologne, exercèrent une sorte de protectorat. Au nord, l’ancienne cité de Tongres parut constituer une sorte de zone-tampon où l’influence des Francs rencontra celle des Thuringiens et probablement celle des Warnes. S’y ajoutent l’Auvergne et une frange orientale de l’Aquitaine, conquises par Thierry pour son père lors de la guerre contre les Wisigoths en 507/508, avec les cités de Clermont, Le Puy, Cahors, Albi, Rodez, sans doute Limoges, peut-être Javols.
    À la mort de Clodomir (524), que Thierry accompagne dans une guerre contre le roi burgonde Godomar III, le partage secondaire entre les frères survivants lui laisse en plus les cités d'Auxerre et de Troyes et la moitié de celle de Sens.
    Le royaume de Thierry se compose ainsi de deux ensembles de cités, très contrastés, seulement séparés par un corridor formé des cités de Bourges et de Nevers : d’une part, un ensemble qu'on peut appeler « rhéno-mosellan » auquel on donnera avant la fin du siècle le nom d’Austrasie et qui, pour l’instant, se prolonge jusque dans le sud du bassin parisien ; d’autre part, un groupe « aquitain » qui couvre largement le Massif central et atteint pratiquement le Rhône.
    Cette géographie politique peut donner un sentiment d’extravagance en ce qu’elle associe des terres beaucoup moins romanisées que le reste de la Gaule ;  chrétiennes certes, mais où l'on découvre par exemple des indices de sacrifices humains, et des cités de vieille et forte tradition gallo-romaine. Elle est pourtant d’une extrême importance, car elle permettra en trois ou quatre générations l’unification culturelle des territoires francs.
    Thierry épousa une princesse burgonde, fille du roi Sigismond, Suavegotha regina (Suavegothe) . La mention de ce mariage royal dans le récit chronologique de Grégoire de Tours nous permet de le situer après l'année 507. Or Theodebert, fils aîné de Thierry, étant décrit comme un jeune garçon dès 511, on en déduit l'existence d'au moins une autre épouse que Suavegotha (de second rang ou non).
    Mais Thierry avait un frère….Clotaire devient roi de Soissons en 511, roi d'Orléans en 524, roi des Burgondesnote en 534, roi de Metz en 555, roi de Paris en 558 ; de 558 à 561, il est seul à la tête du royaume des Francs réunifié comme sous le règne de Clovis…


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