On connaitrait, aprés tant d'années de recherches, l'endroit exact, où est mort Jules César...

En octobre 45 avant J.-C., de retour d’Espagne où il a écrasé les derniers partisans du parti pompéien, le célèbre politicien et super soldat Jules César, également fort bien considéré dans les milieux littéraires romains pour sa «Guerre des Gaules» (un franc succès, surtout depuis qu’Astérix a donné sa version de l’histoire), s’octroie son cinquième triomphe.
Autrement dit une manif’ d’autocélébration aux dimensions pharaoniques, avec éléphants, défilé aux flambeaux, open bar dans toute la ville, dont quelques scènes du «Cléopâtre» de Mankiewicz donnent une faible idée. Une décision que Plutarque, un des plus fins journalistes de l’époque, qualifiera d’erreur politique majeure, un triomphe ne pouvant célébrer qu’une victoire sur une puissance ennemie de Rome, et sûrement pas l’envoi au tapis de quelques séditieux.
Bref, Jules César a pris la grosse tête. Certains, suspectant qu’il ait même l’intention d’en finir avec la République et de se faire couronner roi, commencent à comploter contre lui. Et quand, le 14 février - 44, le Sénat lui confère la dictature perpétuelle, les conjurés décident de passer à l’action. Donc de l’assassiner le jour des Ides de Mars (le 15 mars - 44), quand celui-ci se rendra à la réunion du Sénat qui doit se retenir dans la Curia Pompéia, sur le Champ de Mars.
Aussitôt dit aussitôt fait, et César se retrouve ce jour-là lardé de 23 coups de couteau, dont le dernier, porté par Brutus, lui donna l’occasion de prononcer une ultime réplique, appelée à un bel avenir dans les dictionnaires de citations: «Toi aussi, mon fils?»
Eh bien, figurez-vous qu’une équipe de scientifiques espagnols vient de localiser, «au mètre près» si l’on en croit «le Figaro» de ce jour, l’endroit où César s’est écroulé. En effet, l’équipe du Centre supérieur de recherches scientifiques (CSIC) dirigée par Antonio Monterroso a annoncé mercredi dernier lors d’une conférence de presse,
«qu’elle avait découvert une structure de ciment d’environ trois mètres de large sur deux mètres de haut qui aurait été mise en place sur le lieu exact du crime sur ordre d’Octave Auguste, fils adoptif de César à qui il succèdera en devenant le premier empereur romain.»
Une construction dont témoignaient quelques textes classiques, mais dont on n’avait jamais retrouvé jusqu’à ce jour de traces matérielles.
Reste juste à vérifier que le ciment de cette structure date bien de l’époque où Octave Auguste est devenu le premier empereur de Rome.
tiré du Nouvele obs par Bernard Loupias